• Les trois tomes possèdent tous une couverture différente, c'est évident, mais il n'y a pas que la couleur qui change.

    Celle que l'on appelle la 4e de couverture, où il y a la présentation du livre et une petite bio de l'auteur en même temps que les infos obligatoires (prix, n°ISBN,...), est la même. Seuls changent le texte du résumé (forcément, ce n'est pas la même histoire à chaque fois !) et la couleur qui suit celle de la 1ere page mais si vous comparez le dessin de fond (un texte dans une langue inconnue), c'est le même qui revient. Même chose pour le dos du livre (la tranche si vous préférez).

    En ce qui concerne la première de couverture, celle qui est montrée et que l'on regarde en premier, même si elles gardent toutes une unité de style (wouah ! ça fait bien...), je me suis forcé à refaire à chaque fois une illustration différente. Cela me paraît être la moindre des choses. La couleur change, bien évidemment, la petite illustration du parchemin aussi et il en est de même pour le texte (en tant que contenu, les mots si vous préférez) mais aussi pour la manière dont il est écrit (ce qui correspond à la police d'écriture).

    Pour en venir à la réalisation, quand il s'agit de mettre des mots sur une feuille, même si ce n'est pas parfait, j'arrive à m'en sortir. Pour ce qui est de dessiner, par contre, là rien ne va plus ! Ce n'est plus du tout mon rayon, il a donc fallu que je trouve un autre moyen. Etant amateur de photo, c'est de cette manière que je réalise mes couvertures. Il s'agit donc à la base d'une vraie photo, celle d'un papier sur lequel est imprimé un texte inventé dans une "langue inconnue". Le papier, froissé, est éclairé de manière à faire ressortir des zones d'ombre (pas de photo au flash qui écrase les détails, les connaisseurs me comprendront) puis l'image est traitée par photoshop avec différents artifices avant d'être finalement colorée.

    Vous me croirez si vous voulez mais le plus long de tout consiste à... écrire un texte dans une "langue inconnue" ! Remplir une pleine page de :

     "dorthel mann fuv otielsm miroanda, maorel tunymap poireitn ju jlae loienbw motaoqhew sell, etc..."

    et bien ce n'est pas si facile ! Et quand j'ai essayé de "taper n'importe quoi" à la va-vite, le résultat était minable, ça ne ressemblait pas à du texte, même si c'est ensuite rendu illisible ou presque. Il faut arriver à faire des suites de mots qui ressemblent à quelque chose. Mais c'est amusant comme exercice !
    D'ailleurs pour me distraire un peu pendant ce temps, j'insère toujours des mots réels au milieu de ce charabia. Il s'agit en général de noms propres tirés du tome auquel la couverture appartient, mais pas toujours. A titre d'exemple, sur la couverture du tome 1, il y a le nom de "Soldur" en haut, à gauche  de : "de la Terre", ceux qui ont le livre l'auront sans doute vu car c'est en grosses lettres bien détachées du reste, en titre. Mais il y est aussi une deuxième fois, en petit, à gauche du dessin de la pointe de flèche...

    Amusez-vous !

      JC Franck

     


    votre commentaire
  • Remarque : cet article concerne la couverture de la première édition du tome 1, un dessin de montagne et de grotte sur fond maron (on peut la trouver dans les tréfonds de la rubrique "actualités des Gardiens de la Terre"

    Comme c'est souvent le cas, j'ai pu me rendre compte que l'illustration de couverture divisait les personnes.

    Certains la trouvent trop sombre, pas assez visible. Il faut être un peu plus "tape à l'oeil" pour attirer l'attention, me dit-on parfois.

    D'autres, au contraire, m'ont avoué qu'ils la trouvaient très réussie, voire même qu'elle les avait poussés à regarder d'un peu plus près de quoi il s'agissait !

    Comme quoi, des goûts et des couleurs, comme l'on dit, on peut discuter à l'infini. Il en faut pour tous et c'est bien ainsi. Je pense que la vision qu'on en a dépend de la façon de la voir (Lapalisse n'aurait pas dit mieux !!!). Certains voient là le moyen d'attirer l'attention, d'autres au contraire veulent y voir un avant goût, une scène tirée du livre qui va leur donner un aperçu de l'ambiance générale, ou d'un passage en particulier.

    Comme on le dit souvent : mieux vaut qu'elle divise, qu'on l'aime ou qu'on la déteste. Le pire serait qu'elle soit banale !
    (même si je suis bien sûr que certaines personnes la trouvent banale, justement... )

    Quant à moi, autant le dire, elle me plaît. Comme j'ai eu mon mot à dire, c'est un peu normal, néanmoins ne l'ayant découverte qu'une fois terminée, j'aurais tout aussi bien pu ne pas l'apprécier. J'aime particulièrement le mouvement qui s'en dégage et le côté "il va se passer quelque chose..."
    J'en profite d'ailleurs pour remercier ici Olivier Poli, l'illustrateur, qui a su écouter mes desiderata tout en gardant son style propre.

    JC Franck


    votre commentaire
  • Eh oui, comme vous avez pu vous en rendre compte, c'est marqué tome 1 sur la couverture... les plus perspicaces jugeront donc probable l'existence d'un tome 2. Et ils ont raison ! Pour tout vous dire, il s'agit même d'une trilogie, donc... trois tomes. Yesss !

    Peut-être un petit rappel avant d'en dire plus. Pour tous ceux que j'ai eu le plaisir de rencontrer, je leur ai expliqué clairement ce qu'il en était (enfin j'espère !) mais pour les autres, quelques informations s'imposent.

    Commençons par le commencement, le titre (ou plutôt les titres) :

    Soldur : c'est le titre du volume 1, ça c'est facile.

    Sarr-Toâ : là c'est le titre de la trilogie dont je  parlais précédemment, elle est constituée de Soldur, du n°2 et du n°3 (faudra attendre pour en savoir plus) ; d'où vient ce titre ? la réponse à cette question est dans les tomes suivants ; une précision, à l'origine je n'avais pas prévu un découpage ainsi en trois tomes mais un seul gros tome, sans doute un peu tros gros, l'éditeur a préféré couper, raison pour laquelle j'ai dû trouver un titre pour ce qui est devenu une trilogie.

    Les Gardiens de la Terre : là c'est l'oeuvre complète, le cycle constitué de plusieurs trilogies, si jamais un jour je mène à bien mon projet, évidemment ! Ce titre devrait rester tout au long des différents volumes (je parle quand même au conditionnel, on ne sait jamais de quoi demain est fait), raison pour laquelle il me fallait un titre intermédiaire pour chaque trilogie, cela permet d'en identifier plus rapidement les éléments, ils portent tous ce même nom (c'est plus facile que de dire : les tomes 1, 2 et 3 vont ensemble, ensuite les 4, 5 et 6 sont une autre histoire) ; là il y aura la trilogie "Sarr-Toâ", la trilogie "Machin", etc.

    Ceci étant éclairci, venons en au coeur du sujet. Le tome 2 et le tome 3 sont prêts, bien au chaud dans mes cartons, ils n'attendent plus que... que de suivre le même chemin que le n°1.
    Et pour cela, c'est au bon vouloir d'un éditeur qui pourrait être intéressé (avis à ceux qui passeraient par là, ils peuvent me contacter... promis je ne les ignorerai pas).
    Vous qui passez par là et lisez ces quelques lignes, si vous avez parmi vos connaissances un éditeur, vous pouvez aussi lui en parler !
    En bref, toutes les bonnes volontés pour arriver au résultat espéré sont les bienvenues, d'avance merci !  

    JC Franck

    Ajouté le 27/09

    D'autre part, je ne vous le cacherai pas, je travaille actuellement sur la suite de la suite...
    ???
    Ben oui, une autre trilogie, faisant suite à la première ! c'est que mon imagination ne faiblit pas et, par conséquent, il faut bien que je me vide l'esprit, comme c'est dit sur la quatrième de couverture !!!  

    Bon, on en reparlera un jour.

    Peut-être !

    (j'espère bien)

      


    votre commentaire
  • Suite aux séances de dédicaces pendant lesquelles je rencontre le public, j'ai pu remarquer quelques questions qui intriguent visiblement les gens, ou en tout cas qui reviennent régulièrement dans leurs propos. Je vais essayer ici de répondre à quelques unes d'entre elles.

    " Comment se lance-t-on dans un tel projet ? "

    Alors ça c'est une bonne question ! C'est un peu fou, il faut reconnaître. Celui ou celle qui n'a que cette idée en tête depuis sa plus tendre enfance et veut en faire son métier, c'est une chose. Mais se lancer dans cette aventure alors qu'on se destine à travailler dans le domaine technique ou scientifique, c'est bien différent.

    La réponse, je crois, tient en deux mots : la passion. Du moment qu'on aime écrire et qu'on le fait (certains, et c'est dommage, ne franchissent jamais le cap), du moment que cela vous tient à coeur, que c'est une vraie passion, que vous y consacrez tout votre temps libre ou presque, la question ne se pose plus vraiment. Vous vivez au rythme de vos personnages et de vos histoires, attendant impatiemment chaque jour, de rentrer chez vous après le travail pour reprendre le stylo (maintenant c'est le clavier !), consacrant des week-end entiers à cela, une partie des vacances aussi. Du moment que vous en êtes là, alors la suite logique c'est que tout ce que vous avez mis sur le papier ne peut pas rester indéfiniment dans un tiroir. Il faut que ça sorte à l'air libre, il faut le partager avec d'autres. D'abord quelques proches, et puis vient ensuite l'idée de l'édition.

    En ce qui me concerne, je travaille sur ce projet depuis bien des années et une chose est sûre, depuis le début, ou presque, j'ai eu dans l'idée d'éditer mon livre. Pendant longtemps c'était un rêve. Et puis un jour le rêve devient réalité. Ce jour là, c'est un grand jour.

    " Comment devient-on écrivain ?"

    Celle-ci, c'est la pire de toutes ! Quand on me pose cette question, je suis totalement incapable de répondre. D'abord, je préfère le terme d'auteur à celui d'écrivain. Je trouve cette dénomination assez prétentieuse, je la réserve aux grands auteurs de littérature, mais ceci n'engage que moi.

    C'est quoi un écrivain (ou un auteur) ? Quelqu'un qui a écrit un livre ? Si c'est ça, alors, la réponse est déjà donnée : on devient écrivain en écrivant un livre... Blague à part, comment le devient-on, je n'en ai pas la moindre idée.
    Une chose est sûre, quand je dis "en écrivant un livre", je ne dis pas "en publiant un livre". C'est très différent. Il y a beaucoup d'écrivains qui n'ont jamais publié, ceci ne les empêche pas d'en être malgré tout. Le terme d'écrivain ou d'auteur ne s'occupe pas de la dimension commerciale.

    Après, faut-il avoir des dispositions pour être écrivains ? Certainement, comme pour tout. Il en faut pour être musicien, sportif, bricoleur. Mais aussi et surtout, il faut beaucoup de travail.
    N'importe qui ne deviendra pas Mozart ou Hendrix, mais à peu près tout le monde peut apprendre la musique et se faire plaisir, seul ou en groupe, en jouant à son niveau la musique qui lui plaît. Ensuite, suivant les dispositions de la personne, et le travail fourni pour apprendre, le niveau atteint ne sera pas le même, bien évidemment.
    Il en est de même du sportif, tout le monde ne peut pas être Maradona mais tout le monde peut jouer au foot, du bricoleur qui se contente de fixer un tableau au mur ou de celui qui construit lui-même sa maison de A à Z, etc.

    Ecrire, c'est l'association de deux choses complètement différentes : le contenant et le contenu. La langue d'un côté et l'histoire de l'autre, dans le cas d'un roman. Celui qui arrive à maîtriser ces deux domaines ira forcément loin en littérature.
    Certains d'entre nous ont des facilités pour écire, une bonne maîtrise de la langue, mais l'insipiration a du mal à venir, c'est "l'angoisse de la page blanche". Moi, et c'est une chance, je le reconnais, c'est l'inverse. Mon imagination déborde mais quand il faut coucher tout cela sur le papier, aïe ! cela ne se passe pas toujours bien, pas souvent même ! C'est l'angoisse du paragraphe que j'ai déjà modifié cinq fois et qui n'est toujours pas bon, tordu, limite incompréhensible, plein de redites, etc.
    Durant toutes ces années, j'ai donc appris à écrire mieux, mais je ne serai jamais Victor Hugo ou Tolkien ! Tant pis. J'ai fait des progrès (quand je vois mes premières feuilles, je n'ai aucun doute à ce sujet) et j'espère encore en faire mais je n'ai pas beaucoup d'espoir d'arriver à faire du "bon du premier coup". Aujourd'hui encore, quand j'écris une heure, derrière je passe quatre heures à corriger (allez, disons trois...).

    Etre un auteur, c'est peut-être beaucoup d'insipiration, c'est vrai, mais c'est aussi beaucoup de transpiration !

    "Combien de temps faut-il pour écrire un livre comme celui-ci ?"

    Aaaah ! Je l'aime bien celle-là. Et pour cause, cela fait tellement d'années que je travaille sur ce projet ! Que répondre ?
    J'ai passé dix ans dessus, six mois pour écrire l'histoire et neuf ans et demi de correction pour la mettre dans un français qui tienne à peu près la route !
    Depuis, j'en ai écrit d'autres, puisque ma trilogie est terminée dans mes cartons (comme j'ai déjà dû le préciser quelque part dans ce blog). Les derniers, c'est plutôt six mois pour écrire (ça ne change pas) mais un an pour corriger peut-être, c'est difficile à dire.
    Une chose est sûre, tout dépend du temps qu'on y passe ! Si je pouvais consacrer huit heures par jour à l'écriture, cela irait beaucoup plus vite...

    "D'où vous viennent toutes ces idées ?"

    Alors là, autant le dire tout net, je suis totalement incapable de répondre à cette question ! C'est mon imagination. Une chose est sûre, ça ne vient pas en 5 mn, ni même en quelques heures. Jours après jours, mois après mois, je note des idées qui me viennent tout à coup, sans savoir ni pourquoi ni comment (ni d'où !) et je les garde dans un coin. Ce sont les idées principales et quelques idées secondaires. Après, je jour où je me mets à rédiger, j'ai le fil conducteur en tête et j'assemble ces idées comme un jeu de construction mais le corps du texte, je l'écris tout simplement comme cela me vient. Parfois c'est un peu laborieux, notamment les transitions entre les parties, et parfois (hélas c'est plus rare) c'est une véritable boîte de Pandore et je n'arrive plus à m'arrêter, les idées arrivent plus vite que je ne peux les écrire. Dans ces moments là, c'est un vrai bonheur. C'est véritablement exaltant.

     "C'est difficile d'écrire un livre comme celui-ci ?"

    Question un peu étrange à mon avis, et pourtant elle revient régulièrement. La réponse est immédiate, pour moi : non. C'est beaucoup de travail, c'est sûr, c'est beaucoup de temps passé à remplir des pages sur le papier ou à l'écran, mais non, ce n'est pas difficile. D'ailleurs si ça l'était, je ne l'aurais jamais fait !
    La seule chose qui pourrait être difficile c'est si un jour je devais écrire un nouveau tome dans un temps donné, et un temps relativement court. Là, oui, cela me poserait un problème. Mais pour l'instant, cela ne s'est jamais produit, je prends mon temps. J'écris mon livre quand j'ai toutes les idées en place et qu'il ne reste plus qu'à rédiger. Et cette phase de préparation, de mise en place des idées, elle dure plusieurs années, alors que je travaille sur le ou les tomes précédents.

     

     à suivre...

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique